Texte à méditer :  
« Ce toit tranquille, où marchent les colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
…Le vent se lève ! il faut tenter de vivre !... »
Paul VALERY  « Le cimetière marin »
  
 
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« Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » Jésus

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RESURRECTION !       

LE  PARDON 

C’est entendu : le pardon est l’une des attitudes humaines les plus nobles et les plus célébrées. Le pardon a une profondeur spirituelle infinie puisqu’il s’enracine dans l’être même de Dieu. Le pardon libère et la victime et l’offenseur. Nous sommes dans le scénario « gagnant – gagnant ». Ainsi, le pardon est noble, moral, spirituel et, en plus, il fait du bien ! Il est donc une évidence. Et pourtant, nous peinons à le définir : en quoi consiste exactement le pardon ? Et pourtant, Il suscite de nombreuses questions : tout est-il pardonnable ? Le pardon est-il sans condition ? Peut-on pardonner collectivement à un peuple ? Peut-on pardonner à la place de la victime ?
Surtout, le pardon peut nous paraître hors de portée. Lorsque nous sommes blessés, intérieurement ou collectivement, alors même que nous désirons pardonner et que nous savons à quel point ce pardon, et lui seul, nous remettra dans une dynamique de vie, nous n’y arrivons pas ! En matière de pardon, la bonne volonté ne suffit pas. Le pardon est au-delà de l’effort, au-delà de la morale. Pourquoi avons-nous tant de mal à pardonner ou à accepter de l’être ? Qu’est-ce qui bloque ? Où puiser la force de pardonner ? Y a-t-il une démarche à suivre, des étapes à franchir ? Vous le mesurez, il y a comme une énigme autour du pardon.
Nous le célébrons, nous sommes conscients de son importance vitale mais nous n’arrivons pas bien à le définir et, moins encore, à le vivre. Pour résoudre cette énigme, nous allons utiliser une clé de compréhension. Cette clé, Paul nous la fournit dans sa lettre aux Ephésiens : « Pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a pardonnés en Christ ». Là voici, la clé : calquer notre pardon sur celui de Dieu. « Pardonnez-vous mutuellement comme Dieu vous a pardonnés ». Il ne s’agit pas donc pas seulement de pardonner « parce que c’est bien » ou parce que Dieu nous a pardonnés. Il s’agit de comprendre comment Dieu nous pardonne pour faire de même, à son image.

prodigue_rembrandt.jpgAinsi, nous allons explorer quelques-unes des facettes du pardon de Dieu et en tirer les conséquences pour notre propre pratique.
Le pardon de Dieu est d’abord un acte souverainement libre. Dieu choisit de pardonner, souverainement, alors que rien ne l’y oblige. Il pardonne le peuple hébreu rebellé dans le désert. Il pardonne ceux qui suivent d’autres dieux. Jésus, lui, pardonne à la femme adultère, ou à ceux qui collaborent avec les Romains. Il demande même à Dieu de pardonner l’impardonnable, sa mise à mort sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ainsi, Dieu a la liberté de tout pardonner. Tout acte, toute vie. Sans condition, sans le paiement d’une dette, sans rien exiger en échange. Bien sûr, le coupable peut demander pardon, réparer les dommages commis, changer de vie. Mais le pardon n’en est pas la condition. « Pardonnez comme Dieu vous a pardonnés ». Vous pouvez pardonner à celui qui vous a fait du mal, avec la même liberté souveraine, même si ce dernier ne regrette rien, ne change en rien, ne mérite rien. Pourquoi ? Parce que le pardon est d’abord un bienfait que vous vous accordez. En pardonnant, vous cessez d’être enfermés dans ce que vous avez subi. En pardonnant, votre avenir s’ouvre.
Mais comment pardonner ? Le pardon de Dieu va nous servir de modèle. Pour évoquer le pardon, la Bible emploie plusieurs termes, plusieurs verbes. Et parmi eux, les verbes « effacer » et « oublier ». Dieu pardonne en effaçant ce qui s’est passé, du moins dans un premier temps, parce qu’il est des actes dont le souvenir même réamorce la colère : « Leurs fautes, je ne m’en souviens plus » dit l’Eternel. Aujourd’hui, le « devoir de mémoire » est à la mode et il est effectivement souvent nécessaire ; mais dans certaines circonstances, le pardon passe d’abord par un « devoir d’oubli » comme celui que le roi Henri IV imposa aux protestants et aux catholiques dans son l’Edit de Nantes, comme celui que le Général de Gaulle a suscité dans la France de l’après-guerre, comme celui que des couples déchirés s’accordent mutuellement. Ainsi, parfois, Dieu choisit d’oublier, d’effacer. Il passe l’éponge ou, pour employer une expression davantage biblique, il « remet la dette ». Mais aucune relation ne peut être durablement fondée sur l’oubli. Alors, dans un second temps, Dieu se souvient, rappelle les faits, nomme ce qui ne va pas, interroge : que fais-tu de ton frère et de ce monde que je t’ai confié ? Que fais-tu de ta foi ? Que fais-tu de ta vie ? Pourquoi te détournes-tu de l’essentiel pour t’abrutir dans le travail, l’ambition ou le divertissement ?
Contrairement aux « idées reçues », il est souvent nécessaire de se souvenir pour pardonner. Bien sûr, en rester là, ressasser sans cesse ce que nous avons subi nous fait entrer dans une vie infernale. Mais inversement, je ne peux pas pardonner en faisant « comme « si » : comme si je n’avais été blessé, comme si cette blessure ne faisait pas partie de moi. Je dois au contraire humaniser, apprivoiser, assimiler ce qui m’est arrivé. Revenu des camps de concentration, Elie Wiesel écrit : « Lorsqu’un individu réprime, refoule certaines choses, alors celles-ci reviennent plus tard avec une violence extrême. Si l’humanité aujourd’hui pouvait refouler toutes ces souffrances, toutes ces agonies, tous ces morts, ils reviendraient un jour, ils ressurgiraient avec une violence extraordinaire contre le monde entier. C’est pour cette raison qu’il faut se souvenir. » De même, nous souvenir des différentes guerres, comme nous le faisons aujourd’hui, faire mémoire des morts, des tranchées, des camps ne s’oppose ni au pardon ni à la réconciliation mais en est souvent le préalable. Il est souvent nécessaire de se souvenir pour pardonner.
Il faut également laisser émerger la colère. Cette colère, Dieu en donne l’exemple, colère parfois violente dont la Bible se fait l’écho : « Je hais, je déteste vos pèlerinages », « j’en ai assez de la confrérie des avachis » dit-il en désignant les responsables politiques et religieux de son peuple. Il en est de même entre nous. Celui qui, enfin, prend pleinement conscience de ce qu’il a subi, est parfois submergé par la colère, voire la haine. « Je les hais d’une parfaite haine ; Ils sont devenus pour moi des ennemis. » dit l’auteur du psaume 139. Des désirs de vengeance peuvent alors se faire jour « Bienheureux celui qui écrasera les enfants de Babylone contre un mur » dit le psaume 127. En expulsant cette souffrance et cette colère enfouies en nous, nous nous donnons une chance, dans un second temps, d’accepter, de pardonner et parfois même, de nous réconcilier. Une jeune femme revenait ainsi sur ce qu’elle avait subi : « Le véritable pardon ne passe pas à coté de la colère mais il passe par elle. C’est seulement à partir du moment où j’ai pu me révolter contre l’injustice qui m’a été faite, lorsque j’ai identifié la persécution en tant que telle et pu haïr mon bourreau que la voie du pardon m’a été offerte »
Après ce sommet émotionnel du souvenir et de la colère, nous pouvons passer sur l’autre versant de la montagne, celui de l’acceptation, de la paix retrouvée, voire, parfois, de la réconciliation. Suivons Dieu sur cette pente douce du pardon. Le chemin qu’il suit est parfois paradoxal. Par exemple, parfois, renoncer à comprendre. Oui, dans la Bible, même Dieu ne comprend pas tout. En tous cas, il ne comprend pas toujours pourquoi l’homme agit ainsi. En voici un exemple. Dans le récit de la Genèse, lorsque Noé sort de l’arche, Dieu lui dit en substance : je sais désormais que l’homme est capable du pire. Je ne comprends pas pourquoi. Je renonce à comprendre, je renonce à punir. Je ne renonce pas à agir. Au contraire, je pardonne, je conclus une alliance avec l’homme tel qu’il est.
Il en est de même entre nous. Nous pensons volontiers que pardonner nécessite de comprendre. Souvent, au contraire, il nous faut renoncer à comprendre pourquoi ; pourquoi tel homme s’est acharné sur sa victime, pourquoi tel peuple a édifié des camps d’extermination, pourquoi tel conjoint a détruit soudainement son couple. Bien sûr, il est toujours possible de dénicher des causes psychologiques, historiques, sociologiques mais aucune explication n’est suffisante. Le mal commis vient toujours en excès. Pardonner consiste donc parfois à se dire : je ne comprends pas totalement, je renonce à comprendre, je renonce à juger. Je pardonne Pour pardonner, Dieu met également de la distance entre le coupable et ce qu’il a commis. « Comme l’Orient est loin de l’Occident » écrit l’auteur du psaume 103, « Dieu met loin de nous nos mauvaises actions ». Tu as pu commettre des erreurs et des fautes, tu as pu blesser, intentionnellement ou par inadvertance, mais Dieu ne te confond pas avec ce que tu as fait. Tu es infiniment plus complexe et divers. Tu es capable d’autre chose. De même, après la seconde guerre mondiale, la réconciliation avec l’Allemagne est devenue possible parce que le peuple allemand n’a pas été confondu avec ce qu’il avait fait.

La dernière étape est la plus profonde. Tout au long de la Bible, Dieu se sent légitimement trahi et abandonné par les hommes. Alors, il réagit en pardonnant. Ainsi, il se rapproche des hommes, il renforce son alliance avec eux, il s’incarne en Jésus, il entre en communion spirituelle le jour de la Pentecôte. Un mystique chrétien compare notre foi à une corde qui nous relie à Dieu. Régulièrement, la corde se brise. Régulièrement, Dieu pardonne, fait un nœud dans la corde et renoue ainsi le lien. Ainsi, de pardon en pardon, il se rapproche de nous. Cette promesse est peut-être la plus folle et la plus belle. Naturellement, les trahisons, les crises, les souffrances subies ou commises isolent, séparent, enferment. Le pardon peut les transformer en tout autre chose : en communion plus grande, en amour plus profond. Combien de couples ont grandi, de pardon en pardon ! Cette promesse s’étend à notre vie intérieure.

En pardonnant, en recevant le pardon, en intégrant ce qui nous fait souffrir dans notre vie, nous pouvons grandir intérieurement, spirituellement. Alors, « Pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a pardonnés en Christ ». [Ephésiens 4, 30- 5,1]

Merci au pasteur Vincent Nême-Peyron ! 

 
 
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DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

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Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
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Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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