Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
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Jacques Brel
 
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  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

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L’APICULTURE

« Le pays du lait et du miel » la phrase biblique sur les contrées espérées par Abraham… le  MIEL incarna, depuis des lustres, aliment apprécié pour sa qualité gustative et remède naturel efficace. Les abeilles, aussi, sécrètent la cire pour construire les rayons pour recevoir, en plus, le pollen et l’élevage de leur progéniture. Cette cire servait à fabriquer les bougies jusqu’à l’invention d’autres éclairages…

abeille_brune.jpgCertes, les abeilles s’organisent seules, mais pour  produire du miel en quantité l’APICULTEUR, (apis= abeille en latin) va mettre à leur disposition des ruches – cela depuis l’Égypte antique et, plus récemment, les cadres dans lesquels elles bâtiront leurs rayons de cire. Ces cellules accueillent le couvain (œufs et larves), et servent de magasin pour la nourriture : pollen et miel. Pour les surveiller, l’apiculteur doit ouvrir la ruche, il les avertit par un petit choc contre la paroi et une bouffée avec l'enfumoir : les abeilles savent alors qu’on leur rend visite. Revêtu au minimum d’un voile, pour éviter les piqûres à la tête, il sortira les cadres pour observer le travail. Quant à l’essaim, il est du à une surpopulation : une part de la masse forme une colonie autour de la reine et va se suspendre sur une branche d’arbre et l’apiculteur vigilant pourra lui offrir une nouvelle ruche. Précisément, les abeilles consomment le miel (sucre) et de pollen (protéines). Observons une onctueuse inflorescence florale. Les fleurs excrètent une sorte de douce liqueur, le nectar – dans l’Antiquité grecque il octroyait l’immortalité ! Les abeilles récoltent ces gouttes, au creux des pétales, le gardent dans leur estomac (jabot) pour le restituer aux ouvrières de la ruche. La majorité de l’eau du nectar s’évapore dans les alvéoles et s’épaissit, sa fluidité de transforme ainsi en miel.

Conjointement se crée l’essentiel, la pollinisation, la fécondation de la1.jpg flore. Les abeilles ne butinent pas uniquement pour fabriquer leur miel, grâce à elles les fruits d’aujourd’hui deviennent des plantes de demain. Merveilleuse ouvrière qui aborde pour la première fois une fleur donnée la difficulté d’introduire sa trompe pour percevoir le nectar qu’il recèle, la dextérité nécessaire pour atteindre son but ! D’où naît cette sorte de miracle ? Les abeilles possèdent un odorat précieux. Le scientifique Bernd Heinrich a mesuré le volume de travail effectué : pour produire une livre de miel les abeilles doivent effectuer plus de 17 000 voyages, visiter 8 700 000 fleurs, le tout représentant plus de 7 000 heures de travail !

Qui pollinisera nos fleurs, vergers et récoltes, si les abeilles ne le font plus? Pure science-fiction il y a quelques décennies, cette question est aujourd’hui d’actualité. Les abeilles meurent en masse partout dans le monde, à cause des virus qui ravagent les ruches, et surtout des pesticides. Des colonies entières disparaissent sans laisser de traces et sans raison apparente. Selon l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), 80 % des cultures à travers le monde sont dépendantes de l’activité des insectes pour la pollinisation, au premier rang desquels les abeilles. Les 40.000 apiculteurs français perdent à 20 à 30% de leurs colonies tous les ans. Près de 25 000 tonnes de miel sont importées chaque année de Chine, des pays de l’Est ou d’Espagne, soit plus de la moitié de notre consommation. Début février, le ministre de l’Agriculture a dévoilé un plan de soutien les-apiculteurs-veulent-proteger-leurs-abeilles-des-pesticides.jpgtriennal à la filière, doté de 40 millions d’euros pour inciter des milliers de jeunes à se lancer et installer un million de colonies d’abeilles supplémentaires. Ce qui ne sert à rien si on ne s’attaque pas au principal problème des abeilles: les PESTICIDES, produits dits systémiques ou néonicotinoïdes, dont les plus connus sont le Cruiser, le Gaucho ou leles-abeilles-n-ont-pas-fait-leur-miel-cette-annee.jpg Poncho. Une fois la semence enrobée d’insecticide, la plante s’en imprègne tout au long de sa croissance et devient toxique pour les insectes. Très efficace pour la protection des céréales, délétère pour les abeilles. En janvier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments l’a enfin reconnu, et Bruxelles a demandé aux gouvernements d’interdire trois de ces produits pendant deux ans sur les cultures de colza, maïs, tournesol et coton. L’Union des apiculteurs français (UNAF) juge cette mesure insuffisante : les modes de contamination sont multiples et les pesticides peuvent rester présents dans les sols jusqu’à trois ans après leur utilisation,donc, il faut une interdiction générale. La Slovénie, grand producteur de miel, a interdit totalement ces pesticides depuis trois ans et les pertes disparition-des-abeilles-en-masse.jpgd’abeilles ont diminué. Idem en Italie, où la mortalité est passée de 37% à 15% par an après l’interdiction de ces produits sur le maïs en 2008. Mais la France s’abrite derrière la future décision européenne pour ne rien faire car le problème reste global. Il ne s’arrête pas aux frontières, ni aux montagnes. Pour le moment, les dirigeants du monde n’ont pas l’air de vouloir mettre en place des mesures à grande échelle pour enrayer l’extinction des abeilles. La France va appuyer le plan proposé par Bruxelles pour protéger les abeilles, moratoire de deux ans sur certains pesticides affectant les butineuses, préconisé par la Commission Européenne. Insecticides de la famille des néonicotinoïdes – chlothianidine, imidaclopride et thiamétoxam pour les maïs, colza, tournesol et coton. Ce moratoire de deux ans. a été proposé "pour voir si, quand on ne les utilise plus, les abeilles retrouvent de la vitalité". La Commission européenne s'est fondée, pour avancer cette proposition, sur un rapport très alarmant rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA) de l'Union Européenne qui concluait à la toxicité de ces produits. Les trois néonicotinoïdes incriminés sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, sous le nom de Cruiser, Gaucho, Régent, Poncho, Nuprid ou Argento. Ils sont utilisés pour quatre types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton. La France a retiré, le 29 juillet 2012, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza, mais pas pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

La proposition de moratoire a été vivement dénoncée par les industriels dont les produits sont mis en cause. Elle est également critiquée par les milieux apicoles, qui la jugent insuffisante, les substances nocives persistant dans les sols au-delà de la durée de deux ans proposée par Bruxelles… à suivre !

Anne-Flore Urielle

Sites à consulter :http://www.avaaz.org/fr/bye_bye_bees_france/?bYiBcdb&v=23004  

   http://www.youphil.com/fr/article/06248-hommes-abeilles-apiculture-documentaire?ypcli=ano


Catégorie : ARTICLES - SCIENCES
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