Texte à méditer :  
« Ce toit tranquille, où marchent les colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
…Le vent se lève ! il faut tenter de vivre !... »
Paul VALERY  « Le cimetière marin »
  
 
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  « Nous avons eu ici, ma fille, les plus beaux jours du monde jusqu'à la veille  de Noël..." Mme de Sévigné

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  La vogue des biographies télévisuelles devient décidément un « dada » - ou une faconde pour attirer le chaland…
  On ingurgite semble-t-il inconsidérément  - après le succès de Lorànt Deutsch (Sartre) « Les amants du Flore » ou Charles Berling dans « Jean Moulin » - Serge Gainsbourg, Fouquet, Louis XV, Camus, Pompidou, Françoise Dolto, Boris Vian, Mendés France, Rabelais… jusqu’à Charles de Gaulle etc. jusqu’à Kennedy, venu d’Outre-Atlantique, sur qui on a tout certifié - tout et son contraire !
     Pour autant, dans la France ou le monde actuel, pléthore de sujets sociologiques et politiques se prêteraient à quelques dissertations ! Même une narration superficielle nous conduirait peut-être à une analyse plus élaborée. Remarquable prudente discrétion surtout à propos des « affaires politico-financières » ! Seuls Alain Resnais aidé par Jorge Semprun pour le scénario, sur Stavisky (mais mort) ou Chabrol sur les démêlés d’Éva Joly lorsqu’elle était juge, « L’ivresse du pouvoir », s’y sont risqué !
    La télévision choisit le stéréotype facile : un acteur célèbre pour un nom communément prestigieux : Claude Rich en Galilée (ou Talleyrand dans « Le Souper »), Philippe Torreton dans « Jaurès ». Certes, les brillants cinéastes ne dédaignent pas l’exercice. Précisément, ne s'enferme-t-on pas dans le rite sinon le procédé ? L’Histoire – avec un grand « H » - pour tous. Mais, un petit peu galvaudée – non ? Ce sacré « audimat » nécessite des personnages impressionnants ou tragiques, qu’importe l’exploration réfléchie et soignée ! Pour retenir l’attention aujourd’hui on se limite au vertige de l’émotion ou de la transe.
    Ainsi nous gave-t-on, à bon ou mauvais escient, sans nous donner les clefs d’une réflexion plus approfondie. Jouerons-nous les grincheux « réac » ? autrefois il y avait « Les dossiers de l’écran » : après le film des témoins ou des spécialistes identifiaient les protagonistes dans leur contexte socioculturel et nous aidaient à examiner les choses plus en avant – à les mûrir… Est-il passé le temps des « prises de tête » ?

Delphine Desange 


Catégorie : ARTICLES - TELEVISION
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