Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

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 « Mondrian / « De Stijl »
 Exposition au Centre Pompidou Paris 

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 Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes..."
Jacques Brel

« Une exposition inédite est consacrée aux parcours croisés du mouvement « De Stijl » et de Piet Mondrian, sa figure magistrale. Cette rétrospective événement est la toute première, en France, à éclairer ce moment clé de l'histoire de l'art du 20e siècle. « De Stijl synthétise », dès la fin des années 1900 et dans les années 1920, une vision esthétique et sociale, un art total, qui constitue une base pour comprendre les sources de l'art moderne. À Paris, entre 1912 et 1938, Mondrian, acteur central de cette avant-garde et nourri de son expérience, met en place un vocabulaire et une « nouvelle plastique abstraite », une entreprise radicale qui révolutionnera la peinture et l'art, avec à ses côtés Theo Van Doesburg et Gerrit Rietveld, les autres fondateurs de ce mouvement transdisciplinaire qui aborde la peinture, la sculpture, l'urbanisme, l'architecture, la conception de mobilier et le graphisme. »

« De Stijl »,  en néerlandais « le style » est un journal d'art plastique et d'architecture, (1917/28), rédigé par Theo van Doesburg avec la participation active de Piet Mondrian. Cette pépinière, issue du néoplasticisme, irradiera l'architecture du XXe siècle, le Bauhaus  en particulier. Theo van Doesburg : "Depuis 1913, nous ressentions tous un besoin d'abstraction et de simplification. Le caractère mathématique s'imposa de toute évidence face à l'impressionnisme… ». Piet Mondrian : « L'art tel que nous le comprenons n'est ni prolétarien, ni bourgeois.Il n'est pas non plus déterminé par les circonstances sociales, il développe au contraire des forces qui conditionnent à leur tour l'ensemble de la culture. »
imageserver.jpegMondrian
: Ainsi les peintres déformèrent les apparences du monde extérieur au point de les rendre méconnaissables. La signification du tableau reposera essentiellement sur la couleur et à la forme. La peinture abstraite est ce lien tranché entre l’œuvre et la réalité : "Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel." Mondrian.
Piet Mondrian (1872/1944)
De sa jeunesse à Amsterdam, ce néerlandais avoua :
« A 22 ans une époque très difficile commença pour moi. Pour avoir de quoi vivre, je fis toutes sortes de travaux : dessins bactériologiques, portraits et copies dans les musées. Puis, je commençais à vendre des paysages ».
Lorsque Mondrian débarque à Paris, en 1911, il se rattachera d’abord à Braque et à Picasso pour s’en séparer ensuite et tirer du CUBISME, les mêmes « conclusions logiques » : sur la toile, les critères de l’objet se transforment en rythme et lignes combinées uniquement pour créer une composition autonome. Selon Mondrian, derrière les formes changeantes de la nature réside la réalité parfaite et immuable que seuls les rapports plastiques absolus restituent.

1921, prototype de la formule qu’il appliquera dans toutes ses œuvres : pas de centre explicite et pourtant les répercussions périphériques ne s’effilochent pas. Avec leurs caractéristiques divergentes, ils forment une corrélation de forces qui maintiennent le carré en tension : « J’abandonnai la couleur naturelle pour la couleur pure. J’avais désormais le sentiment que les couleurs de la nature ne pouvaient pas être reproduites sur ma toile ». Donc la couleur se réduit aux primaires qui ne se mélangent jamais et n’interviennent pas forcément en simultané.

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1932: la répétition rapide de lignes horizontales augmente une qualité subversive du plan mettant en danger sa stabilité et sa cohérence. De plus, les lignes sont noires, toujours noires, jusqu’en 1942 où elles se colorent. On mesurera, ainsi, l’ascèse que le peintre s’est s’imposé. Car il s’agit bien d’une ascèse : les œuvres de 1911/14 ne laissent aucun doute. Ce n’est pas par manque de sensibilité ou d’ardeur que Mondrian a choisi la voie étroite du Néoplasticisme. Une pudeur puritaine (peut-être protestante ?) le rendait hostile à l’effusion romantique pour dépasser l’individuel, le hasardeux et atteindre à l’universel et l’équilibre achevé. Vers la fin de sa vie, le séjour à New York l’amène à introduire dans ses « Boogie-Woogie »  une gaieté dynamique qui semblait interdite à la rigueur angulaire de son art. Néanmoins, il représente une cime, richesse et intériorité d’une acuité entre lesquelles la peinture abstraite de développe, l’autre étant marquée par le KANDINSKY lyrique des années 1910/20.

Belle occasion pour feuilleter le livre en forme de manifeste :

« Du spirituel dans l’art » de  Wassily Kandinsky

  " La peinture est un art, et l'art   dans son ensemble n'est pas une création sans but qui s'écoule dans le vide.wassily_kandinsky_1.jpg C'est une puissance dont le but doit être de développer et d'améliorer l'âme humaine."
  Kandinsky assimile la vie  spirituelle à un « TRIANGLE » (ou une pyramide), que la vocation de l’artiste magnifiera. Sur l’arête du TRIANGLE ceux qui gratifient les hommes du sublime. Loin de la célébrité, le peintre ressemble à un anachorète (comme il y en avait tant en Russie). En effet, l’allégresse devant la beauté des couleurs fait vibrer l’âme. L’œuvre d’art, démarcation d’un plan par un autre, reflète la teneur mystique de l’artiste si on l’approfondit. Ainsi, pour Kandinsky, son moteur, harmonie des formes et des couleurs, exigence intérieure donne une liberté illimitée au peintre : secret contemplatif de son aspiration divine.

La couleur ? cantonnée à elle-même chaude ou froide, le ton clair ou obscur. Par exemple : jaune chaud/ bleu froid. Mais le jaune et le bleu articulent le dynamisme, le jaune s'oriente vers nous, tandis le bleu semble fuit. Le jaune c’est la terre acerbe, la sérénité du bleu est angélique. Or, le mélange du bleu et du jaune révèle toute l’impassibilité du vert. Le blanc et le noir composent un clair-obscur immuable : insonorité parfaite et riche du blanc contre l’abîme du noir, l’anéantissement : à côté les couleurs palpitent ! Le gris, issu du mélange du blanc et du noir c’est l’angoisse ou l’allégresse suivant le degré... Le rouge brûle s’enfièvre ; avec du noir, c’est un brun granitique ; si l’on ajoute du jaune il devient l’orangé qui rayonne ; avec le bleu, aura le froid du violet. Le rouge et le vert modèlent la troisième discordance, l'orangé et le violet le quatrième.
Kandinsky a également écrit : « Point et ligne sur plan » dans lequel il examine le point de vue géométrique…
" Toute œuvre d'art est enfant de son temps et, bien sur, la mère de nos sentiments."

Delphine Desanges


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