Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
ARTICLES
CITATION

  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 40 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Recherche
Recherche
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.abrulepourpoint.fr/data/fr-articles.xml

 noel_noel02.jpg Noël-Noël  

Réexaminer un cinéma, parfois traité de « ringard » ? La nostalgie de certains : les histoires qu’on ne leur a pas racontées dans leur enfance… D’autres se rappelleront leurs bons souvenirs – éperonnés peut-être pour se documenter ? D’ailleurs, on vous a déjà sensibilisé, ici,  sur cette valeur incontournable : plus le temps passe, plus le moindre détail, même d’un « nanar », enrichit l’Histoire…

         La production française qui tournait une centaine de films par an, était tombée à 21 en 1944 et 80 en 1946. Mais il y eut les accords Blum-Byrnes (qui portaient également pour l’annulation des dettes françaises et un nouveau crédit…) plus la libre importation catastrophique de films américains déjà rentabilisés !Quant aux sujets, la France devant repartir se jeta sur la Résistance : « les vrais martyrs » le méritaient et la foule ex-vichyste, mal à l’aise, s’y calqua ! On passe de « La bataille du rail », René clément : rigueur technique et vérité humaine, le témoignage n’a pas vieilli ; au « Le Père tranquille » écrit et réalisé par Noël—Noël, ancien journaliste du «Canard Enchaîné» (avec l’aide technique de René Clément) : fiction qui répond idéologiquement à l’attente de français de l’immédiate après-guerre – ce français moyen qui roule avec malice les occupants nazis, sous la haute figure rédemptrice du général de Gaulle … tous résistants ? René Clément, avec « Les Maudits » (1947) analyse les autres, « les collabo » dans le huis clos d’un sous-marin. Malaise ! Autre charpente : « Le Silence de la mer » (1949) de Jean-Pierre Melville adaptation du livre de Vercors (pseudonyme résistant du dessinateur graveur Jean Bruller) publié clandestinement en 1941. La manière dont Melville s’affirma fut retenu par les jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague montant à l’assaut de la production française.
Enfin, réapparition, avec un triomphe mérité, d’Henri-Georges Clouzot : « Quai des Orfèvres ».(1947). Univers noir que domine, avec maestria, Louis Jouvet.

grandes-manoeuvres-1955-02-g.jpg

Le cinéma français redémarre en fanfare ! Adaptations littéraires : Jean Delannoy obtient la palme d’or au premier festival de Cannes d’après-guerre avec « La Symphonie Pastorale » 1946 (André Gide) : Michèle Morgan, Pierre Blanchard et Jean Desailly, … Mais Christian-Jacques se fait huer par les stendhaliens pour « La Chartreuse de Parme » (1947), malgré Gérard Philipe. Ce dernier avait capté le succès populaire (ajouté à sa présence au Théâtre National Populaire de Jean Vilar) dans « Le Diable au corps » (Raymond Radiguet) de Claude Autant-Lara (1947). Scandale également devant  la critique caustique d’une société bien-pensante et belliciste. René Clair apportera sa part de rêve avec, par exemple, un bijou précieux : « Les Grandes Manœuvres » (1955). Outre, là également l’aquarelle acide et pétillante d’une petite ville de garnison à la veille de la Grande Guerre, l’intérêt du couple Gérard Philipe / Michèle Morgan, on y trouve toutes les vedettes qu’on chérira pendant le demi-siècle à venir : de Bardot à Yves Robert, de Jacqueline Maillan à Claude Rich etc. ! Autres bulles de champagne : 1953 « Madame de » de Max Ophuls (d’après Louise de Vilmorin). Danielle Darrieux, Charles Boyer et Vittorio de Sica. Trio fatal dans un luxe inouï pourtant en noir et blanc. Éternel exilé, Max Ophuls avait déjà brillé dans « La Ronde » (1950), adaptation magnifique de la pièce d’Arthur Schnitzler et mourra quelques années après « Lola Montés » (1955)  qui lança Martine Carol (son nom restant attaché à celui de Cecil Saint Laurent).

    Dans ce style, une épure, « étude d’une grande simplicité, d’un grand dénuement » selon son auteur : 1945 « Les dames du bois de Boulogne de Robert Bresson. Madrigal pervers d’une  élégance glacée et servit par une Maria Casarès dans toute sa splendeur. Loin du mélodrame démonstratif d’André Cayatte dont l’ensemble de l’œuvre sera un long plaidoyer (il était avocat) contre la peine de mort et pour une justice plus humaine : 1950, « Justice est faite », 1952 « Nous sommes tous des assassins ».

m-Mon_Oncle___Jacques_Tati___1958.jpg

Passons sur les autres « reconstitutions » qui vont de la vogue Pierre Fresnay en « Monsieur Vincent » ou « Il est minuit docteur Schweitzer », le fameux « Fan la Tulipe » (Gérard Philipe), le retour des USA de Jean Gabin et la veine du policier, le comique avec Fernandel qui a bien vieilli comparé à Jacques Tatischeff, dit TATI : la création ! Après le facteur de « Jour de Fête » des « Vacances de Monsieur Hulot » (1952) que l’on retrouvera en 1958 dans son chef-d’œuvre, « Mon oncle » : « Tati sera désormais inséparable de M. Hulot qui relaie le cinéaste pour faire naître la satyre mais aussi la poésie. Tati devance la nouvelle vague par la liberté dede  son écriture, le scénario sans évènements, l’étude de comportements, l’utilisation toute personnelle du son, la direction d’acteurs. Hulot l’innocent, l’optimiste, le maladroit, affirme son individualité à l’égard d’une société dont les manies, les conformismes sont décapés sans méchanceté par des gags désopilants, croquant les mœurs d’une époque… On a dit que Jacques Tati refusait le progrès au profit d’une nostalgie du passé. Non. Du progrès, il prévoyait les effets déshumanisants, aliénant et affirmait son inadaptation fondamentale à un modernisme sans âme. Il défendait une certaine idée du bonheur et des relations humaines en donnant à rire des travers contemporains… véritable révolution du cinéma comique français ». Jacques Siclier.

Retour de Marcel Carné : « Les Tricheurs » 1958. Bande d'étudiants Parisiens aisés (comme il en existait), entre rive gauche de Saint-Germain-des-Prés et rive droiteterzieff.jpeg du 16e arrondissement..  (Scénario Jacques Sigurd, d'après une idée de Charles Spaak et Marcel Carné). Apparition de Jacques Charrier et, singulièrement, le flamboyant Laurent Terzieff ! Plus tous ceux qui deviendront célèbres : Pascale Petit Andréa Parisy, Dany Saval, Jacques Perrin, Guy Bedos (garçons de la bande)…LE MONDE, 14/10/1958 (Jean de Baroncelli) « Le thème cher à Carné … Le destin ici prend le visage d'une sorte d'anarchiste (remarquablement joué par Laurent Terzieff)... c'est à sa présence que le film doit cet accent tragique qui, par moments, fait sa grandeur… ». Les « Tricheurs » feront sans doute la liaison avec LA NOUVELLE VAGUE…

          L'exception culturelle française : mot nouveau, inventé par un gouvernement de gauche pour la « défense les arts » nationaux vis-à-vis d'une « industrie américanisée » considérée comme dangereuse pour la diversité. L'outil : les quotas.
 Le décret TASCA du 17/01/1990
1. Quotas de production, les chaînes de télévision 3,2% de leur investissent annuel pour le cinéma ou des œuvres  audiovisuelles françaises et européennes.
2. Ces quotas s’appliquent à la diffusion : 60% du temps d'antenne pour des œuvres européennes.
3. Idem pour les radios : 40% de programmations francophones, plus 20% de nouvelles créations
L'étonnante estampille du réseau de salles art et essai développe la cinéphilie française. 2007 : on tourne en France  765 films, séries télévisées et publicités incluses – produisant, ainsi, le plus de films par habitant.Face au déferlement des films américains l’ITALIE a déjà un bel instrument à bagatelles pour escamoter le fascisme : « Cinecittà ». Un nom, Alexandro Blasetti (1900/87) insolite dans le n’importe quoi, « galimatias visuel de haut style ». Ainsi se développera l’âge d’or des « péplums » tels « Hélène de Troie » en 1956, « Ben-Hur » en 1959 ou « Cléopâtre » en 1962…

Le  premier film  NÉORÉALISTE : Évaporés les riches équipages, au profit de la réapparition du vulgum pecus ! « Ossessione » en 1942 (les amants diaboliques) de Luchino Visconti di Modrone, comte de Lonate Pozzolo (1906/76), descendant des Visconti (Renaissance), également directeur de théâtre, metteur en scène et écrivain. Il commença sa carrière en assistant de Jean Renoir – grâce à Coco Chanel. Déçu par son voyage à Hollywood, « Ossessione » n’en est pas moins tiré du romancier américain James Cain (« Le facteur sonne toujours deux fois »). Lequel  ne sera adapté aux USA qu’en  1946 !  1951 « Bellissima » avec Anna Magnani qui seule pouvait incarner « l’histoire d’une crise ». Vitalité de cette femme du peuple qui s’est mis en tête de lancer sa fille au cinéma et se heurte au cynisme de ce MadameDe.jpgdernier.1954, dans "SENSO" (en couleurs) - trahison du néoréalisme ? – naît le Visconti virtuose du décor dans le moindre accessoire. Mise en scène somptueuse pour un drame sordide : dans l'Italie du Risorgimento, une noble Vénitienne (Alida Valli), tombe éperdument amoureuse d'un officier de l'armée d’occupation autrichienne (Farley Granger), gigolo couard. Comme dans Racine « C’est Venus toute entière à sa proie attachée » - elle devient folle…                                       

 Roberto Rossellini (1906/77) « Rome ville ouverte, 1945 », restitue la Libération sanglante du fascisme, chef de file d’une éthique plus qu’une esthétique. En 1950 « Stromboli », avec celle qui est devenue sa femme : Ingrid Bergman. Ambiance rude du volcan : la blonde, étrangère, cultivée, serait-elle l’abstraction de l’Altérité, en un pays clos sur lui-même et fataliste ? l’ascension du volcan un sous-entendu christique. ? Justification pour la légitimité du divorce (le propre divorce de Rossellini) dans une Italie dominée par le Vatican ?

Victorio de Sica (1901/74) : 1948 « Le voleur de bicyclette », parabole sur la solidarité humaine comparée à « La ruée vers l’or ». Puis « Miracle à Milan » 1951 et « Umberto D » 1952 » qui dévoilent l’incapacité d’un pays, pourtant redevenu démocrate, à répondre aux difficultés du prolétariat – mélange de poésie, cruauté et humour.

doceVita.jpegFederico Fellini (1920/1993) qui, reçut l'Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière 1993, « en appréciation de l'un des maîtres-conteurs de l'écran ». Les Nuits de Cabiria (1957). Avec sa femme Giulietta Masina et François Périer. Une prostituée naïve, plumée par celui dont elle espérait le mariage, n’en reste pas moins ébahie de vivre. 1960, « La dolce Vita » tourne la page de la Seconde Guerre Mondiale pour un monde nouveau – à la limite de la mythologie : La Via Veneto : « J'ai inventé dans mon film une Via Veneto qui n'existe pas du tout… jusqu'à la dimension d'une fresque allégorique.». La scène où Anita Ekberg et Marcello Mastroianni pénètrent dans le bassin de la fontaine de Trevi…  Le nom de « Paparazzo », le photographe qui accompagne Marcello, est resté dans le langage usuel (ou paparazzi). Toutes les péripéties reposent sur la réalité : du strip-tease d'Aïcha Nana à l'actrice hollywoodienne habillée en cardinal, (Ava Gardner). Palme d’Or à Cannes et meilleur film étranger aux USA – quoique projeté avec des coupures.Après la Seconde Guerre mondiale, le niveau et le volume du cinéma Allemand sont grillés : il mettra vingt ans à se relever à la fois de l'émigration des grands cinéastes et des conséquences de la défaite de 1945.
Sous la République de Weimar l'expressionnisme : Friedrich Wilhelm Murnau : « Nosferatu » 1922, adaptation de « Dracula » (Bram Stoker). Murnau défricheur des films d'horreur ! Climat claustrophobe, même sur les terres du château, Hutter assiégé par l’agressivité d’une lande désertée… Effets spéciaux… inédite et apeurant l’image en négatif noircit le ciel et blanchit le paysage… Raccord entre Romantisme et Expressionnisme. Angoisse obsessionnelle du comte concrétisé dans la nature lorsqu’il n’est pas à l’écran. L’ombre, le gothique du physique du vampire : par exemple, ongles allongés personnifiant le despotisme… jusqu’au « Cri » de Munch ? Évidemment Murnau s’exila aux USA – comme Fritz Lang, Georg Wilhelm Pabst Josef von Sternberg, et Marlene Dietrich. !
Joseph Goebbels s'intéressa très tôt au cinéma comme instrument de propagande : entre 1943 et 1944, au plus fort des bombardements alliés, le nombre de spectateurs dépasse le milliard et triomphe de « la romance » !
    Après 1945, le cinéma allemand se dégagea de la débâcle, dénonça les crimes nazis dans une atmosphère de « Heimat » ou terroir : d'histoires d'amour, d'héritage… et même comiques…

Marlene.jpg

Après la Seconde Guerre mondiale, le niveau et le volume du cinéma Allemand sont grillés : il mettra vingt ans à se relever à la fois de l'émigration des grands cinéastes et des conséquences de la défaite de 1945.
Sous la République de Weimar l'expressionnisme : Friedrich Wilhelm Murnau : « Nosferatu » 1922, adaptation de « Dracula » (Bram Stoker). Murnau défricheur des films d'horreur ! Climat claustrophobe, même sur les terres du château, Hutter assiégé par l’agressivité d’une lande désertée… Effets spéciaux… inédite et apeurant l’image en négatif noircit le ciel et blanchit le paysage… Raccord entre Romantisme et Expressionnisme. Angoisse obsessionnelle du comte concrétisé dans la nature lorsqu’il n’est pas à l’écran. L’ombre, le gothique du physique du vampire : par exemple, ongles allongés personnifiant le despotisme… jusqu’au « Cri » de Munch ? Évidemment Murnau s’exila aux USA – comme Fritz Lang, Georg Wilhelm Pabst Josef von Sternberg, et Marlene Dietrich. !
Joseph Goebbels s'intéressa très tôt au cinéma comme instrument de propagande : entre 1943 et 1944, au plus fort des bombardements alliés, le nombre de spectateurs dépasse le milliard et triomphe de « la romance » !
    Après 1945, le cinéma allemand se dégagea de la débâcle, dénonça les crimes nazis dans une atmosphère de « Heimat » ou terroir : d'histoires d'amour, d'héritage… et même comiques…

CINÉMA BRITANNIQUE

                                 Sir Alexander Korda, réalisateur et producteur, d’origine hongroise, (1893-1956), fonda la société de production « London Films ». Initiateur de la couleur : « La Vie privée d'Henry VIII » (1932) et « Rembrandt » (1936) avec Charles Laughton. « Les Quatre Plumes blanches » (1939), « Le Voleur de Bagdad » (1940) inspirés du colonialisme en Inde (dont le blanc est le héros…) Et le fameux « Troisième Homme » de Carol Reed (1949) avec Orson Wells qui donne une idée  de l’anéantissement du à la guerre. 1940 Arthur Rank fonde « la Rank Organisation » : une bluette, « Brève Rencontre », 1945, puis David Lean adapte les romans de Dickens… emblème de l'industrie hollywoodienne : « Le Pont de la rivière Kwaï » avec Alec Guinness 1957 ou son chef-d'œuvre «Laurence d’Arabie » (Oscars). En 1965, « Le Docteur Jivago ». Après le succès mitigé de « La Fille de Ryan » 1970 ; son dernier : 1984 : « La Route des Indes » adapté d'E. M. Forster.

Michael Powell et Emeric Pressburger duo de cineastes indépendants : « Colonel Blimp »,1943, caricature très « british » (journaux des années 30) : un va en guerre idiot. 1945 « Je sais où je vais » : mélodrame avec Joan Webster, … 1946 « Une question de vie ou de mort » : un pilote (David Niven) qui, promis à la mort, survit. Le Paradis, interloqué :un agent doit le rattraper. Astuces : colossale échelle, temps suspendu… les vivants en couleur et le ciel en noir et blanc ! 1947 « Le Narcisse noir » : un couvent à Mopu au Népal, sous la responsabilité de sœur Deborah Kerr, les religieuses soignent et éduquent les enfants. Les nuages s’amoncellent à l’arrivée de David Farrar, espion anglais... Bouleversant, il sortit avant l’indépendance de l’Inde. 1948 « Les Chaussons rouges ». Musical : élévation concomitante d’une ballerine, Moira Shearer et d’un compositeur, Marius Goring au sein de la célèbre troupe de ballet Boris Lermontov … Classique : 1948 sir Laurence Olivier reçoit un Oscar pour son « Hamlet »

Ainsi Royaume-Uni s'attacha des cinéastes étrangers : Roman Polanski : « Répulsion » 1965) et « Cul-de-Sac » (1966) ; Michelangelo Antonioni : « Blow-Up » 1966 avec David Hemmings et Vanessa Redgrave, et François Truffaut vint tourner son seul film réalisé à l’extérieur de la France, « Fahrenheit 451 » avec Oscar Werner. 1966. Joseph Losey, mis sur liste de la Commission McCarthy, aiguillonna le cinéma britannique dans les années 1960 : films en collaboration avec Harold Pinter et avec Dirk Bogarde : « The Servant » (1963) et « Accident » (1967)…

hamlet.jpg

                          

LA question à laquelle on se heurte, maintenant, quant aux équivoques effets spéciaux actuels : la technique dévorera-t-elle la création ? le septième art exaltera-t-il le bric-à-brac ou le mythe ? 

Laurence Olivier: Hamlet                                                                                          Anne-Flore Urielle


 


Catégorie : ARTICLES - CINEMA
Page lue 6236 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !