Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
ARTICLES
CITATION

  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 40 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Recherche
Recherche
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.abrulepourpoint.fr/data/fr-articles.xml

Tulip_closeup.jpg

"Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont
pas fui !..."
Stéphane MALLARMÉ

"Oui l’œuvre sort plus belle
D'une forme au travail
            Rebelle
Vers, marbre, onyx, émail.
Point de contraintes fausses  !
Mais que pour marcher droit
             Tu chausses
                                                                         Muse, un cothurne étroit..."
Théophile GAUTIER

"Je suis le ténébreux, - le veuf - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

...Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée."
Gérard de Nerval  El Desdichado

 

J'irai, j'irai porter ma couronne effeuillée
Au jardin de mon père où revit toute fleur
J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée:
Mon père a des secrets pour vaincre la douleur... »
Marcelline DESBORDES-VALMORE


"Comme un vol de gerfauts, hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental..." HEREDIA

"A quinze ans, Emma se graissa donc les mains à cette poussière des vieux cabinets de lecture. Avec Walter Scott, plus tard, elle s'éprit de choses historiques. Elle aurait voulu vivre dans quelque vieux manoir...Elle se laissa glisser dans les méandres lamartiniens, écouta les harpes sur les lacs, tous les chants de cygnes mourants... Gustave FLAUBERT   « Madame Bovary »

 « Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rie de l’archet ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher ».
Ch BAUDELAIRE

 « Mais vrai, j’ai trop pleuré,
Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j’aille à la mer ! »
Arthur RIMBAUD  Le Bateau ivre

 « Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth, et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

 Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune
Au calme clair de lune triste et beau
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres. »
Paul VERLAINE  Clair de lune

 « Tous les hommes sont menteurs, faux, inconstants, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables ; sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où des phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On st souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux, mais on aime, et quand on est sur le bord de la tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : - j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »
A. de MUSSET  On ne badine pas avec l’amour (II,5)

 choix de Delphine Desanges


Catégorie : ARTICLES - POESIE
Page lue 8201 fois


Réactions à cet article

Réaction n°1 

par nicoco56 le 13/08/2013 @ 17:16
Le Siècle d'Or de la littérature mondiale ; le grand tournant, la littérature française du 19 siècle au même que fut Platon ou les Évangiles