Texte à méditer :  
« Ce toit tranquille, où marchent les colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
…Le vent se lève ! il faut tenter de vivre !... »
Paul VALERY  « Le cimetière marin »
  
 
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  « être c'est être en route" Paul Ricoeur

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AVOIR ou ÊTRE

Affronter la publicité dans laquelle nous baignons à l'heure du renouvellement des cartables ? Il faut absolument changer celui de l'an dernier et puis tant d'autres choses s'offrent à nous sans quoi nous nous sentons rien ! Arrêtons-nous un instant sur une la phrase d'un certain BLAISE PASCAL (17ème siècle) : "L'homme n'est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant". PENSER, c'est croire peut-être mais aussi  réfléchir, raisonner, juger, prendre ses distances ? ! Il y a BORIS VIAN ou COLUCHE

Autrefois pour faire sa cour  On parlait d'amour...

Ah Gudule, viens m'embrasser, et je te donnerai...
Un frigidaire, un joli scooter, un atomixeur
Et du Dunlopillo
Une cuisinière, avec un four en verre
Des tas de couverts et des pelles à gâteau!
Une tourniquette pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur pour bouffer les odeurs
Des draps qui chauffent
Un pistolet à gaufres
Un avion pour deux...
Et nous serons heureux !

« Ah, il est bien le nouvel O
C'est celui qui lave encore plus blanc.
Moi j'avais l'ancien O qui lavait plus blanc ……
Mais il lavait bien déjà hein
Et maintenant il y a le nouvel O

qui lave encore plus blanc !

Moi j'ose pas changer de lessive :

j'ai peur que ça devienne transparent après ! »

Mais certains sorciers philosophes nous embarquent dans une analyse prémonitoire de ce qu’on considère comme « normal » : tel fut le livre de François Brune « Le BONHEUR CONFORME » (essai sur la normalisation publicitaire) Gallimard 1981 ! « Les vrais paradis sont ceux qu’on a perdus ». Est-ce sur cette belle phrase de Proust que se fondent les publicitaires déployant leurs arguments pour nous convaincre que « face à une vie moche », nous pouvons « rêver » grâce à eux ? Quel massacre d’un mot éblouissant ! quelle imagination, quelle énergie et par dessus tout quel argent dilapidés pour nous aliéner ! Ils s'adjugent le droit d’affirmer revêtir la consommation de poésie alors qu’ils dégradent la POÉSIE en une répugnante spéculation.

 1. Le principe de la Publicité : un renversement essentiel de valeur. L’humain devient le faire-valoir de l’OBJET à vendre seulmeubles.jpg héros actuel dont on exploite l’existence dans l’unique dessein de rehausser l’achat, l’auréoler pour le rendre magnétique.
2. La finance, les banques triomphent  et attirent vers l’endettement au risque de mettre notre avenir en danger.
3. L’érotisme, pivot du marché, précepte proféré dans « Stratégie » (n°164) : « L’objet du désir et le désir de l’objet ». Mais ce désir-là, issu de la collectivité marchande aboutit fatalement à la mécanique d’insatisfaction et frustration.
4. A l’affût de notre passé, traditions, Histoire et même religiosité pour justifier l’impératif consumériste. On se projette sur l’objet héros imitant les moutons de Panurge.
5. En l’occurrence les spots ou affiches effleurent savamment pour contaminer et ne pas louper l’objectif en attaquant de front le pantin (proie) que nous sommes.
6. Capturer la première acquisition ne suffit pas. Le « client » doit subir la convoitise de la prochaine… acquisition !
     Attention ! ainsi gavés comme des oies ne touchons-nous pas au processus infernal de la drogue ?  
Et F. Brune note que le rêve d’une chose ne se réduit pas au rêve de sa possession. On ignorerait toute la contemplation fantaisiste et gratuite de l’inspiration humaine selon Bachelard et d’autres : « Il faut vivre pour rêver et non pas rêver pour vivre » Henri Jeanson. [On pense au film réaliste, cynique mais avec une fin réjouissante à pleurer « Bellissima » de Luchino Visconti. Une mère cramponnée par l’obsession que sa petite fille devienne actrice de cinéma.]
     Comment ne pourrait-on pas évoquer ces abus, cette exploitation de bébés ou de jeunes enfants servant toute la panoplie de la puéricultrice idéale et articles avoisinants ? Comment le prescripteur d’achat qu'est devenu l'ENFANT se transformera-t-il en ADULTE ?
Voie tracée pour comédiens ou figurants, plus ou moins célèbres qui plagient la ménagère (de moins de 50 ans !)? le cul-terreux fantasmagorique, le curé angélique (quand ce ne sont pas attributs de Dieu lui-même)… Je vous invite, donc, à vous procurer cet ouvrage prophétique. Prophétique également sur le plan social et idéologique, François Brunehabits.jpg posait, déjà, les jalons que l’on observe aujourd’hui. Singerie du « cueillez dés aujourd’hui les roses de la vie » de Ronsard, la jouissance immédiate équivaut au bonheur d’oublier les miséreux de nos contrées, la faim dans le monde, les enfants soldats (et leurs marchands d’armes), les tsunamis…...
         Métamorphose perverse de la consommation : l’ascension sociale et « la performance technologique » provoquent l’apogée de la dérision qui détruit le lien social et déchaînent tous les racismes ! « Pastichant Camus, on pourrait dire : il n’y a pas de destin social qui ne se surmonte par le mépris. Chaque fois qu’on exacerbe l’aspiration à s’élever celui qu’on flatte ne peut s’empêcher d’être honteux de sa condition réelle. Seule issue : trouver quelqu’un de plus méprisable. Toute ambition méprise implicitement. La loi de notre société, subordonnée par la publicité: on a toujours besoin d’un plus minus que soi. »,note F. Brune.      
      parfum5.jpgAinsi en arrive-t-on à la « normalisation », dispositif d’unanimisme dans la conformité élaboré par le terrible « 1984 » d’Orwell. Ou Guy Debord :Commentaires Sur La Société Du Spectacle (1988)« … quand l’image construite et choisie par quelqu’un d’autre est devenue le principal rapport de l’individu au monde qu’auparavant il regardait par lui-même, de chaque endroit où il pouvait aller, on n’ignore évidemment pas que l’image va supporter tout ; parce qu’à l’intérieur d’une même image on peut juxtaposer sans contradiction n’importe quoi. Le flux des images emporte tout, et c’est également quelqu’un d’autre qui gouverne à son gré ce résumé simplifié du monde sensible… L’individu, paradoxalement, devra se renier en permanence, s’il tient à être un peu considéré dans une telle société. … Enfin sa principale contradiction actuelle, c’est qu’elle surveille, infiltre, influence, un parti absent : celui qui est censé vouloir la subversion de l’ordre social. Mais où le voit-on à l’œuvre ?… » Aujourd’hui, comme le cinéma, pour continuer le décervelage, la publicité a augmenté en violence. La politique subsiste défigurée en music-hall, les candidats sont mis en scène par des publicitaires et le peuple réduit en spectateurs. On peut se demander si la citoyenneté n’a pas disparu au seul profit d’une inertie consommatrice : véritable lavage de cerveau puisqu’on égare la conscience morale bien loin des réalités socio-économiques. La « communication » du « politicien », normalement responsable de l’État, abaissée, bafouée en slogan ! Comment comprendre le sens de LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE obnubilé par la consommation des "clefs du BONNEUR"?la_marianne.jpg
Payer pour la sécurité sociale du chômeur ? pour ces vieux qui n'en finissent pas de vieillir ? pour ces étrangers loqueteux ou incendiaires qui ne pensent pas comme nous ? etc... le racisme est là ! Qu’en sera-t-il de la démocratie, c’est à dire du gouvernement par le peuple ?
Et on s'étonne de l'agressivité d'une jeunesse "délinquante" au point d'abaisser l'âge d'incarcération...
La sensualité approche le sado-masochisme, corsée par un narcissisme égocentrique qui pousse l’être humain à rejeter quiconque s’aviserait à lui barboter « l’objet » ! On voit partout le crime et l'insécurité de consommer en paix !...
Enfin il faut mentionner la « pollution » : ces affiches publicitaires démesurées et innombrables qui vitriolent notre cadre de vie. Des villes défigurées, partout les mêmes enseignes, disparition des petites librairies, disquaires, cinémas, magasins à taille humaine dans lesquels on pouvait bavarder tranquillement sans se sentir attaqué... Les Écologistes trop faibles et aveuglés ? Et nos arbres mutés en tracts ! La "bonne bouffe" est à la mode ainsi que le jardinier du dimanche matin (qui a remplacé le curé ?) : avec les O.G.N ?,mais le gaspillage du papier , de l'eau, etc....
Tant qu’on verra sempiternellement trôner l’automobile dans la publicité comme un phénoménal âge d'or quel avenir pour notre planète ?
Or ce livre vient d'être réédité et Bernard Brunes s'en explique:

5528174-bright-pansy-fleurs-fond.jpg« L’intérêt de cette réédition à l’identique est d’abord historique. Elle entend faire date. Si elle montre en quoi la « normalisation »  publicitaire a réussi, elle rappelle aussi par quels moyens les rebelles au système ont tenté de lui résister, et lui résistent encore. Lorsque a été fondée Résistance à l’Agression Publicitaire en 1992 (RAP), la plupart de ses co-fondateurs, dont l’académicien Bertrand Poirot-Delpech, adhéraient en effet aux analyses du « Bonheur conforme », et à sa proclamation initiale : « Il ne sera pas dit que nous nous laissions faire ». La seconde raison de maintenir en vie cet ouvrage, c’est l’intérêt didactique que lui ont reconnu ses lecteurs. Résister implique un effort d’élucidation à la fois sur soi(en quoi suis-je vulnérable aux messages ?) et sur notre environnement mental (comment le système me piège-t-il?). Le décryptage des spots, l’approche méthodique des niveaux d’influence auxquels nous sommes soumis (depuis la conduite d’achat jusqu’au mode de pensée), le repérage de l’idéologie qui imprègne ce qu’on prend pour de simples techniques de signification, rien de tout cela ne saurait s’improviser, et requiert une sorte d’apprentissage. Sans cette prise de conscience, aucune action militante ne peut être efficace, ni aucun citoyen vraiment libre.

Au delà de ces pièges à déjouer, il nous faut promouvoir une société fondée sur des valeurs radicalement opposées à l’idéologie de la consommation. C’est-à-dire une société de « dé-croissance » (je tiens à ce tiret), ou de frugalité. Aux effets nocifs inhérents à la « société de croissance », la publicité ajoute en effet le mal de nous les faire oublier. C’est elle qui nous maintient dans l’illusion que nos existences individuelles et collectives pourront ignorer les urgences planétaires du monde actuel (déplétion du pétrole et autres ressources, effet de serre, pollutions catastrophes,menaces sur la matrice Gaïa, etc.). Or, la décroissance a commencé. Elle découle de notre hyper consommation de dinosaures croulant sous leur propre poids (gigantisme des mégalopoles, monstruosité des embouteillages, obésités des enfants). Mais en même temps, cette fatalité de la décroissance est aussi… notre chance, puisqu’elle nous impose de choisir entre la frugalité et la barbarie. La catastrophe étant déjà là, il nous faut en neutraliser les conséquences, et apprendre à la vivre sans trop de casse. Prévenir plutôt que guérir. Chercher partout, dans les éléments du passé comme dans les prémices du futur, des moyens salutaires d’ordonner les transitions. Articuler les esquisses de solutions individuelles (la simplicité volontaire) aux inévitables transformations collectives, dans le respect des droits de l’homme. Revivifier l’humanisme hérité de notre tradition millénaire, tout en l’épurant de l’idéologie du progrès qui l’a perverti. Retrouver enfin la dimension spirituelle de notre humaine condition, loin de l’actuelle folie des fanatiques de la Croissance. Tel est le doux programme qui nous attend... "
A lire  de Jacques Généreux : "Nous on peut" (5£)

Il faut absolument consulter : http://larbremigrateur-fb.blogspot.com/  ainsi que : http://www.editionsdebeaugies.org/

Anne-Flore Urielle

 
 
Les 10 dernières nouvelles
DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

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https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

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Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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