Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
ARTICLES
CITATION

 «Il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan » Walter Gropius

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 40 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Recherche
Recherche
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Bienvenue sur abrulepourpoint

wink  LIVRES  wink   

LE BAUHAUS

LA REPUBLIQUE DE WEIMAR, démocratie parlementaire proclamée le 9 novembre 1918, deux jours avant la fin des hostilités de la Première Guerre Mondiale, le Bauhaus s’installe précisément à Weimar, ville de Goethe et de Schiller, dès 1919. Le patronyme, fusion entre « Bauen » (construire) et « Haus » (maison), correspondant aux guildes de maçons, bâtisseurs et décorateurs du Moyen Age (dont s’inspire la Franc Maçonnerie). Premier directeur, WALTER gropius.jpgGROPIUS (1883-1969), issu d’une lignée d’architectes protestants, connus, raffinée, sans snobisme, profilait le parangon de la culture allemande en quête d’harmonie entre matérialité et spiritualité… [Court mariage tumultueux avec Alma Mahler (mort de leur petite fille)]. Il participe à la guerre et se plongera dans un travail acharné avec l’espoir de réparer le monde par ses théories et son œuvre pédagogue. Déjà, sa première conception, l'usine Fagus, avec Adolf Meyer en 1911, avait pour but d’humaniser le travail à travers la rigueur des formes, acier et verres. Se joignirent l’architecte HANNES MEYER, écarté pour marxisme et LUDWIG MIES van der ROHE. Et, conséquence des aléas du temps, les lieux changèrent : Dessau, puis Berlin. A l’arrivée d’Hitler au pouvoir les élèves emprisonnés, les artistes et artisans ferment l’école le 20 juin 1933 et ceux qui le peuvent fuient aux USA.   

Généreuse utopie communautaire, le Bauhaus se promettait de sauver tous les arts de leur isolement en regroupant artisans et créateurs. L’artisanat aurait le même rang que les beaux-arts : «Le but de toute activité plastique est la construction …Architectes, sculpteurs, peintres nous devons tous revenir au travail artisanal, parce qu’il n'y a pas d'art professionnel. Il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan… concevons et créons ensemble la nouvelle construction de l’avenir, qui embrassera tout en une seule forme : architecture, art plastique et peinture…L’artiste est un artisan exalté ». Enfin s’accomplirait un contact constant entre les dirigeant des métiers manuels et les industriels du pays. A l’exemple des guildes aucune hiérarchie entre professeurs et élèves, les plus expérimentés aidant ceux qui en avaient besoin. Plus, l’objectif ultime de coordonner une microsociété qui servirait de modèle à la société future ! Certes, Gropius ne pouvait qu’adhérer au bouillonnement idéologique de l’époque. Mais le Bauhaus a toujours nécessité officiellement un apolitisme pour survivre. Administrateur efficace sa correspondance montre àBauhaus3-.jpg quel point c’était le centre de sa vie au moment où Il fallait tout remettre en question et recommencer à zéro.

L’élève, après avoir reçu une formation d’artisan, finaliserait ses projets de design sous la supervision artistique d’un professeur et pourrait retourner à l’atelier ou l’usine pour la réalisation de ses projets. Notons l’influence de l’Expressionnisme dans cette ferveur d’un art transformant le monde. Citons la nomination par Gropius, de professeurs célèbres : PAUL KLEE, « Pour enseigner je devais préciser avec clarté pour moi-même ce que j’avais fait en grande partie inconsciemment ». Ainsi expérimentait-il, avec ses élèves à la fois techniques, couleurs formes et images. KANDINSKY, déçu par ce que lui proposait l’Union Soviétique, nonobstant la méfiance envers son « Du spirituel dans l’art » (1911), l’intégration réussit. Témoignage d’un élève : « Kandinsky apprenait plus à voir qu’à peindre. Pour la plastique du dessin, il disposait seul ou avec l’aide d’étudiants une nature morte avec des planches de lattes, des tasseaux de bois, des règles, etc. Nous n’étions pas autorisés à copier la nature morte : ce qu’il demandait et attendait, c’était que nous traduisions en lignes de tensions, ou en structures, en tenant compte des qualités de légèreté ou de lourdeur depuis le bas jusqu’en haut… ». La richesse du Bauhaus naît de l’aptitude de Gropius à attirer les génies de son temps quelques que soient leur divergences : les débats qui s’en suivirent inaugurèrent un langage de l’architecture et du design dégagé des traditions des cent années précédentes.

Au-delà de l’idéal, les élèves devaient suivre d’abord un enseignement pour apprendre à maîtriser les matières de façon concrète. L’atelier de menuiserie : encadré par Gropius lui-même, puis Marcel Bauer, prend sa source dans un primitivisme expressionniste jusqu’à Bauhaus4.jpgl’ergonomie des jouets d’enfants (apport financier pour l’école). Le métal avec Schelmmer, Itten et Moholy-Nagy créa les concepts d’ustensiles célèbres : lampes, services à thé et café… Le textile sous la direction de Georg Muche et une maitresse des techniques Helene Börner d’un non-conformisme foisonnant aux styles entre folklore et abstraction. La peinture murale l’un des but du Bauhaus sous l’égide fulgurante de Kandinsky, entre autres. L’enseignement reposait sur des exercices de décorations murales pour des espaces intérieurs et extérieurs. Ils étaient destinés à développer un sens de la couleur intégré à l’architecture. Le travail pratique était complété par des discussions sur la nature de la couleur et ses relations à la forme. La céramique : toujours primitivisme et traditions locales ! Un temps fort : imprimerie, graphisme et publicité avec LYONEL FEININGER, mine de revenus non négligeables – ainsi que l’atelier de photographie fondé plus tardivement ! Etonnamment, le vitrail espace considérable offert à l’expressionniste. L’architecture, face à l’académisme une vision fonctionnelle efficace et limpide comme un objectif social. Le Théâtre, enfin se plaisait dans un corps de danseurs muets portant des costumes nés d’allégorie irréfléchie et pleines d’humour.

Et en 1923, lors d’une exposition à succès, une maison, à elle seule, symbolisa les efforts innovants des divers ateliers ! Cela dans une atmosphère de liberté et de gaité – malgré la -Bauhaus.jpgfureur des bourgeois. N’oublions pas que le Bauhaus fut d’une certaine manière engendré par la Première Guerre Mondiale : les panneaux de verres et autres nouveautés joyeusetés colorées se substituaient à l’horreur des tranchées : métaphore devenue géométrique dans une logique éclatante du dessin auréolée de reliefs aux nuances vives.

Ainsi le Bauhaus, en si peu de temps, posa les jalons de nos « designers » incontournables si « modernes ». Certes, la majorité des créateurs a du s’enfuir d’Allemagne, les architectes, Gropius en tête, se sont investis aux USA et subirent parfois de regrettables copies qui jetèrent quelque discrédit sur de si belles théories révolutionnaires – certains gratte-ciels en témoignent. L’essentiel reposait pourtant sur la tentative de démocratiser l’idée du beau pour la rendre accessible à tous, marque indélébile de l’environnement des artistes d’aujourd’hui se libérant du passéisme de la tradition par la grâce d’une création audacieusement inédite. « Pour nous qui avons vécu au Bauhaus, un pouvoir magique est lié à ce mot et encore aujourd’hui nous restons, par son intermédiaire, dans le vaste monde attachés les uns aux autre ». Oskar Schlemmer

Cécile Sorel

 
 
Les 10 dernières nouvelles
DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

Lire la suite Lire la suite

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

Fermer Fermer


Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

Lire la suite Lire la suite

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

Fermer Fermer


Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

Lire la suite Lire la suite

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

Fermer Fermer


ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

Lire la suite Lire la suite

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

Fermer Fermer


Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

Lire la suite Lire la suite

dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

Fermer Fermer


Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

Lire la suite Lire la suite

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

Fermer Fermer


Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

Lire la suite Lire la suite

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

Fermer Fermer


MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

Lire la suite Lire la suite

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

Fermer Fermer


Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Lire la suite Lire la suite

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Fermer Fermer


Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Lire la suite Lire la suite

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Fermer Fermer