Texte à méditer :  

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir :
Le violon frémit comme un cœur
qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.


    Baudelaire "Harmonie du soir"

 
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« Les choses sont nombres » Pythagore

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PYTHAGORE et le pythagorisme

On découvre Pythagore dans les riches terres colonisées par les Grecs, plus prospères qu’en Grèce même. Venu de Samos, il vécut à CROTONE entre 570 et 490 avant Jésus-Christ, environ… pythagore.JPGPhilosophe présocratique, il aurait appris les mathématiques auprès de Thalès et la légende lui prête une initiation à l’orphisme : le crétois ORPHÉE, influencé par l’Égypte, concepteur mythique de la lyre. Son enseignement singulier perçoit en l’homme deux éléments, une âme céleste et un corps titanesque. L’âme se délivre du corps par la mort mais, après le jugement des dieux sur les actes commis pendant la vie, elle connaît une nouvelle incarnation et ainsi de suite jusqu’à ce que, complètement purifiée, elle accède à la félicité des Bienheureux. Cette doctrine exaltante, appuyée sur une cosmogonie aux traits orientaux, suscitera dans tout le monde grec une intense recherche de la pureté...   

Le Pythagorisme cultive au minimum 4 disciplines : musique, arithmétique, géométrie et astronomie au cœur desquelles s’insèrent des notions de proportion et d’harmonie. Socle central, la géométrie découvre les relations parmi les figures de l’espace : le fameux théorème discerne entre les côtés et l’hypoténuse d’un triangle rectangle, éléments inégaux, une inéluctable égalité. L’arithmétique joue un rôle plus grand encore puisque pour Pythagore « les choses sont nombres », principe fondamental dont on peut dire sans exagération qu’il est à la base de toute la science moderne. Elle générera l’harmonie sociale dans la mesure où ce calcul permet de régler correctement les contrats… Cette Tetraktys-Pythagore-geometrie-sacree-Matrix.pngarithmétique dépasse les spéculations sur les nombres en particulier les nombres premiers : 3, le premier parfait, 5, représentation de la justice, 7, symbole d’Athéna. En se fondant sur leurs « vertus » (dynameis en grec), on s’ouvre sur la religion. Conception s’une sorte d’« arithmogéométrie », où les nombres sont représentés par des figures géométriques composées de point qui aboutit à la TÉTRACTYS dessinée par le triangle décadique. Ainsi la série des quatre premiers nombres, l’unité, le premier pair, le premier impair, le premier carré pair. Leur nombre est 10 (1+2+3+4=10), nombre privilégié pour les pythagoriciens, que l’on peut aussi obtenir par la somme de l’unité et du premier carré impair (1+9=10) ou comme troisième terme d’une progression arithmétique de raison 3 à partir de l’unité (1+3+3+3=10). Décade prédestinée à réaliser la perfection aux yeux de Pythagore. L’astronomie, encore rudimentaire, s’essaie, au moins, à distinguer les mouvements des astres : les fixes, les planètes, le soleil et la lune d’où l’on tirera vite le concert des sphères.

Par la grâce de ce mot-clé d’euphonie, à l’apogée de la colonisation grecque en Grande-Grèce (Sicile et sud de l’Italie) Pythagore va, ainsi, implanter son projet de société utopique fondé ORPHEE-ET-SA-LYRE.jpgsur les mathématiques et la spiritualité. Il créa une « secte » - première de ce genre - dans laquelle hommes et femmes étaient admis en égaux et partageaient leurs biens. Le degré d’initiation aux connaissances mystico-mathématiques de chacun des membres structurait la communauté. Leur serment, dans LES VERS DORÉS (dont on a recueilli des bribes) : « J’en jure par celui qui grava dans nos cœurs la Tétrade sacrée, immense et pur symbole, Source de la Nature et modèle des Dieux ». L’éthique, déterminée par la notion de l’immortalité de l’âme, l’imprégnait d’un caractère religieux et ascétique. Les pythagoriciens donnaient à l’existence le but d’un contact avec le divin, structurant leur vie en étapes d’observances rigoristes pour l’atteindre. Ici on retrouve l’orphisme : apparemment Pythagore considérait l’âme comme la partie céleste de l’homme, seul espoir de survie. C’est pourquoi on s’imposait ces règles hiérarchisées, accès codifié à la vérité.

Il paraît y avoir dans le Pythagorisme deux éléments différents voire antinomiques : une recherche scientifique visant à retrouver dans l’univers des relations numériques et une intense aspiration à un idéal moral engendrant de rigoureuses régénérations. Ces deux tendances se sépareront peut-être vers la fin du Vème siècle avant J-C et l’on distinguera à l’intérieur de la secte des « mathématiciens », orientés vers la recherche scientifique, et des220px-Orpheus_death_Louvre_G416.jpg « acousmatiques » plus tournés vers la frugalité contemplative. On a identifié deux autres groupes. Les « administrateurs » géraient les biens que tous mettaient en commun et les « politiques » s’occupaient des rapports du groupe avec l’extérieur. En fait l’un et l’autre s’expliquent par le caractère concret du Pythagorisme, philosophie aspirant à une réforme complète de l’homme, entendu comme un être vivant en société et, donc, investie dans la lutte politique. Pour cela, il faut travailler aussi bien les différentes sciences architectes de l’harmonie dans l’univers que les purifications qui permettent à l’âme de se maîtriser. Ce n’est pas un hasard si le même mot « cosmos » désigne à la fois l’ordre cosmique, moral et social. Mais s’agissait-il d’un groupe démocratique ou aristocratique ? Les pistes sont contradictoires. On s’orienterait, suivant la logique « sectaire », vers un groupe élitiste sous la férule du « maître » qui prononça des discours plus ou moins bien reçus. Le livre 1 de la Métaphysique d’Aristote mentionne : « Ceux que l’on appelle les Pythagoriciens s’appliquèrent tout d’abord aux mathématiques et leur firent faire de grands progrès ; mais, nourris dans cette étude exclusive, ils s’imaginèrent que les principes mathématiques sont aussi les principes de tous les êtres ». La critique paraît évidente ! Nonobstant, on en décèle des traits chez Empédocle, Platon et jusque chez Virgile...

Les Pythagoriciens n’en furent pas moins les premiers à utiliser les mathématiques pour décrire des lois naturelles : soulignons le lien établi avec la musique érigée en art. En transposant au cosmos la correspondance entre rapport des nombres et intervalles de tons, ils inventèrent une cosmologie où le mouvement des astres émet des sons dans la plus parfaite harmonie : la « musique des sphères ». En l’explorant ils devinèrent que le son produit lorsqu’on pince une corde dépend de la longueur de la corde. Les sons mélodieux sont élaborés par des cordes de même tension, dont les longueurs respectives présentent un rapport identique à celui qui existe entre les nombres entiers. Et le rapport entre ces derniers modélisait mathématiquement un phénomène physique tout en inspirant une esthétique. Ainsi, Pythagore déchiffra-t-il, également, les sons émis par les planètes selon leurs vibrations exhalées d’après leur déplacement ou leur éloignement.

A travers la « musique des sphères » l’idée d’un mouvement circulaire uniforme, qui paraît évidente dans le cas de la lune et du soleil, laissait croire que tous les déplacements planétaires décrivaient un cercle uniforme. Cette vision conduit les derniers Pythagoriciens à une conclusion révolutionnaire en rupture avec les croyances les plus anciennes de l’histoire de l’humanité : pour la première fois on imaginait que LA TERRE ÉTAIT UNE SPHÈRE ! Certes leur intuition était très aléatoire car ils ne sont pas allés jusqu’à imaginer sa rotation, la foi indéfectible que les Pythagoriciens avaient en la suprématie du nombre freina les progrès qui leur aurait permis d’autres formulations sur la complexité du monde…

Antoine Fignes

 
 
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DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

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Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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